Les Planètes de Gustav Holst :  dans une galaxie pas si lointaine

Les Planètes de Gustav Holst : dans une galaxie pas si lointaine

Gustav Holst: Les Planètes

Les planètes est une œuvre de Gustav Holst, à laquelle il doit en grande partie sa notoriété. Elle est composée de sept mouvements, qui correspondent chacun à une planète du système solaire. Holst, de son vrai nom Gustavus Theodore von Holst, commence à écrire le poème à 40 ans. Avec les frères Bax, ils dégageront l’idée d’une personnification des planètes du système solaire. L’œuvre sera ensuite créée à Londres en 1918 sous la direction d’Adrian Boult.

Mars, l’apporteur de guerre

Mars est le premier mouvement, composé trois mois avant le début de la Première Guerre Mondiale. Holst y exprime sa fin du monde. La partition est bâtie sur une mesure à cinq temps. Jusqu’à ce jour, il s’agit de la partie la plus populaire de l’ouvrage.

Vénus, l’apporteuse de paix

Ce deuxième mouvement contraste avec la rage du premier en ce que les notes ascendantes du cor annoncent une pièce de lumière et de paix dès le début. Holst cite au violoncelle dans Vénus, les Variations Enigma d’Edward Elgar dont il admirait.
Mercure, le Messager ailé
Malgré qu’elle soit composée en tout dernier, notamment au cours de l’année 1916, Mercure fut placée en troisième position. Un hautbois et un cor anglais marquent la première mélodie, à la suite d’une courte introduction sur des croches rapides.


Jupiter, celui qui apporte la gaieté


Cette œuvre se situe au centre. Holst en extrait la noble mélodie centrale et l’applique à des paroles patriotiques du poète Cecil Spring-Rice. Tout comme Mercure, cette partie commence rapidement.
Saturne, qui apporte la vieillesse
Il s’agit du mouvement préféré de Holst. L’œuvre débute sur un rythme hypnotique de balancier. Le thème de la vieillesse devant laquelle la jeunesse devra disparaître est exposé par des contrebasses, des violons et des hautbois.

Uranus, le magicien

Uranus commence avec une sorte d’incantation de quatre notes. Une danse s’en suit et s’intensifie jusqu’à ce que la harpe rappelle doucement le thème du début. e mouvement commence sur une sorte d’incantation de quatre notes qui annonce le magicien. Le mouvement qui suit est une danse qui va en s’intensifiant jusqu’à ce que la harpe rappelle doucement le thème du début et finit sur une véritable explosion de tout l’orchestre qui résonne en écho dans l’immensité. Ce mouvement n’est pas sans rappeler L’Apprenti sorcier de Paul Dukas (1897), notamment joué dans le film Fantasia de Walt Disney.

portrait de Gustav Holst
Gustav Holst

Neptune, le mystique

Ce septième mouvement constitue la pièce la plus impressionniste. Aucun thème défini ne prend forme avec les instruments qui semblent errer dans le vide. septième et dernier mouvement est la pièce la plus impressionniste de Holst. Les instruments semblent errer dans le vide sans qu’aucun thème défini, comme dans les autres mouvements, ne prenne forme. Un chœur de femmes hors-scène se fait entendre, sans paroles. Ce son semble lointain, céleste. La clarinette émet un motif repris par les violons jusqu’à ce qu’un accord arrête brusquement la musique. Les harpes et le célesta annoncent la fin de l’œuvre, laissant la place à un long decrescendo des voix de femmes a cappella semblant se perdre dans l’infini.

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