(presque tout savoir sur) l’Enfant et les sortilèges de Ravel

(presque tout savoir sur) l’Enfant et les sortilèges de Ravel

L’enfant et les sortilèges : la première fantaisie lyrique


Une collaboration fructueuse de Colette, librettiste, et de Maurice Ravel, compositeur, « L’Enfant et les Sortilèges » est créée le 21 mars 1925 après plusieurs années de tergiversations. Cela donne lieu à la création d’un autre chef-d’œuvre innovant.


L’enfant et les sortilèges : un long prologue

Quand Colette a terminé en 2016 le livret de « Ballet pour ma fille », commandé par le directeur de l’opéra de Paris d’antan, il s’en est sans doute fallu de peu pour que Ravel en refuse la composition musicale. Il s’ensuit encore trois années après les premières ébauches, pour que le maestro daigne enfin se pencher un peu sur la composition. Il va même faire attendre l’Opéra de Paris, pour ne véritablement commencer le travail qu’en 1924, plus précisément quelques jours avant la création de sa partition.


L’enfant et les sortilèges : Synopsis


L’Enfant et les Sortilèges racontent en deux parties la petite histoire d’un enfant gâté qui se fait violenter par quelques enchantements. Dans la première partie, le livret montre un garçonnet grincheux, indocile et insolent qui défie sa mère, laquelle est en train de l’enjoindre de faire ses devoirs. Le petit personnage déverse sa colère sur les équipements de la maison qui, par magie, commencent à se comporter étrangement et à malmener l’enfant.
La seconde partie évoque la poursuite des sortilèges jusque dans le jardin où oiseaux et arbres font des remontrances au petit. Celui-ci se bagarre avec tous ces êtres vivants magiques et finit par blesser un écureuil. Pris de remords, il soigne le petit animal… un geste qui va donner lieu à une nouvelle relation amicale et pacifique entre les protagonistes.


Un recueil de pastiches


Face au caractère enjoué et fantastique de l’histoire, Ravel propose de donner à sa musique une forme composite. Il intègre dans sa composition tous les styles de musiques et d’opéras de l’époque baroque à celle de l’impressionnisme musicale et du néoclassique. Pour adopter le ton fantaisiste du livret, il bouscule un peu les traditions en truffant la partition de plusieurs pastiches de styles : menuet, ragtime, parodies et fugue… Une orchestration contrastée occupe presque toute l’œuvre.

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